Cup of links #43

Cup of links #43

Cette semaine, l’équipe de Sémiozine vous propose, à l’occasion de l’exposition « Cheveux chéris » du musée du quai Branly, une cup of links spéciale « poils et cheveux masculins ». A savourer, liker, commenter, partager…

Cette semaine…

On est jeunes et rebelles

Les adolescents vivent dans un « entre-deux » : entre l’enfance et l’âge adulte, entre la faiblesse et la force, entre la docilité et la violence. A l’image de leurs cheveux, mi-rasés mi-longs.

On est jeunes et narcissiques

Les cheveux sont un élément de différenciation, à une époque où l’individualisme s’affiche et où il est important d’être vu et identifié. Les joueurs de foot, à qui Nike taille une coupe dans son Barbershop, vous le confirmeront.

On est jeunes et poilus

L’adolescence est également marquée par l’apparition des poils, les sautes d’humeur violentes, un dérèglement hormonal général, la découverte de la sexualité… Plébiscités par ces adolescents dont le corps est en pleine mutation, les personnages de loups-garous – métaphores de la puberté – sont légions dans les séries télé et au cinéma, depuis True Blood jusqu’à Twilight en passant par Being Human et surtout Teen Wolf.

On a une barbe et des cheveux longs

Hier emblème des hipsters, la barbe se démocratise aujourd’hui pour s’afficher sur toutes les faces. Et plus elle est fournie, plus elle est tendance…

Est-ce cette prolifération de pilosité qui accélère paradoxalement la disparition du hipster ? cette figure d’une certaine contre culture dont l’un des représentants emblématiques, Devendra Banhart, s’affiche aujourd’hui dans une campagne publicitaire pour The Kooples. Le Nouvel Observateur lance le débat.

On est roux et on s’en moque

Certaines habitudes ont la vie dure. Difficile de trouver une publicité qui représente des hommes roux dont on ne se moque pas. Toujours mieux que le bûcher auquel on les condamnait. Mais c’est encore une façon de les pointer du doigt.

Pourtant, le changement est en marche : l’homme roux n’est plus seulement objet de moqueries, il apparaît aussi, de plus en plus souvent, comme marqueur fort de différenciation.

On est chauves et matures

La perte des cheveux (vieillesse, maladie) reste souvent difficile à vivre pour un homme. Elle est pourtant aujourd’hui de plus en plus assumée, voire revendiquée. Être chauve, c’est rassurer ou au contraire paraître bad boy, afficher une certaine maturité et vivre une nouvelle forme de séduction. Bref, c’est tendance !

À la semaine prochaine !

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Chez Sémiosine, nous concevons la sémiologie avant tout comme un prisme d’analyse pour décrypter les images et les récits qui nous entourent et structurent nos imaginaires socio-culturels.

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Faire le tri dans la profusion des images qui nous interpellent chaque jour et analyser celles qui nous semblent les plus signifiantes, telle est l’ambition de ce blog dédié à la sémiologie de l'image. On y parle publicité, marketing, storytelling, cinéma, séries, design, illustrations, typographie, packagings, transmédia… Une seule envie réunit les différents rédacteurs qui participent à Sémiosine le blog : comprendre un peu plus le monde dans lequel nous évoluons.
Bonne lecture !

Pour la petite histoire...



. Grazia, 11 octobre 2013 : "Attentat à la candeur", de Laureen Parslow.

. Sport&Style, supplément de L'Equipe n°21449, 6 avril 2013 : "Nom d'une griffe", de Claire Byache - article sur les noms made in France

. Le Soir, édition du 13 mars 2013 : "Le Harlem Shake, un carnaval anti-crise ?" de Julie Huon.

. Le Figaro, "Pourquoi le "Harlem Shake" est un phénomène viral", d'Emmanuelle Germain (12/03/2013).

. Sport&Style, supplément de L'Equipe n°21323 : dossier "Made in Swiss", de Claire Byache.

. Okapi n°949 : article "Les reprises, c'est tendance", d'Agathe Guilhem.

. France 3, juillet 2012, interview sur le time-lapse pour le 12/13.